L'été est arrivé et amène avec lui un vent de fraîcheur et de détente
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Ca y est, ce sont les vacances scolaires, les vacances d'été. La période pour bronzer au soleil ou encore jouer en famille ou entre amis.
Mais c'est aussi la meilleure période pour lire à l'ombre des feuillages près d'un point d'eau.
Afin d'agrémenter cette jolie saison, à la bibliothèque nous vous proposons des lectures rafraîchissantes et recettes culinaires pour faire les meilleures grillades.

Comme annoncé dans notre précédent article, les Mangas et BDs sont de la partie en ce début d'été.
Voici une ribambelle de nouveautés pour le plaisir de toutes et tous !
A vous la totalité de l'attaque des titans, la suite de Naruto, Demon Slayer et pleins d'autres. Avec quelques nouveaux comme Kaiju n°8.
Alors foncez pour venir les emprunter !


BONNE NOUVELLE !!
Les nouveautés sont à votre disposition et beaucoup d'autres arriveront dans les semaines à venir.
Comme d'habitude premier arrivé, premier servi (à part si vous avez réservé bien sûr).
Bientôt, dans les rayons de nombreux Mangas et Bandes Dessinées pour le plaisir des amateurs.


Cho-cho-Chocolat !
Enfin la période du chocolat est arrivé chez nous.
Avec Pâques faites le plein de sucreries dans vos poches et de lectures sucrées dans vos sacs.
A la bibliothèque, on se chargera de la lecture pour les chocolats....demandez au lapin !

Le Printemps des Poètes
Du 12 au 28 Mars 2022
Le Pont Mirabeau, Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Retrouver à la bibliothèque des poètes de toutes les époques et pour tout les âges
L’éphémère est un sujet bien vaste et nébuleux au demeurant,
Qui reste dans les songes des plus anciens et pourtant
Il demeure loisir à découvrir
Lorsque nous croyons la vie s’affaiblir
Que les envies du passé
Se trouvent dans l’éphémérité
Le printemps des poètes, une découverte/redécouverte de l'art de la poésie
Il en va des mots comme des chansons d’amour qui reviennent par surprise au détour d’une voix, d’un souvenir, d’une émotion. « J’ai pris la main d’une éphémère… » Dansait dans ma mémoire. Sans que je sache qui le premier, de Montand ou Ferré, avait semé ce trouble de l’étrangère en moi. Adolescents nous ne comprenions pas tout à cette romance des années folles, ni même à ce poème que l’on disait roman inachevé, mais pressentions ce mystère de « l’éternelle poésie » qu’Aragon dilapidait sans crier gare.
Une seule et unique voyelle, quatre fois invoquée, entre la fièvre, le murmure, la foudre, l’imaginaire, l’insaisissable, l’à-venir, l’impensé, le maternel, le fugace, la soif, l’énigme, le précaire, l’effervescence, le friable, l’envol, l’impermanence…
Plus vaste que l’antique Carpe Diem et plus vital aussi, L’éphémère n’est pas qu’un adjectif de peu d’espoir. C’est un surcroît d’urgence, de chance et de vérité. Une prise de conscience toute personnelle et cependant universelle, comme un quatrain d’Omar Khayyam, un haïku d’hiver, un coquelicot soudain, une falaise à soi, un solstice d’été, un arbre déraciné ou la vingtaine de numéros d’une revue de poètes du siècle dernier.
Il est temps de sonder à nouveau l’éphémère. De ne pas attendre à demain. De questionner ici et maintenant la part la plus fragile, la plus secrète, la plus inouïe de nos existences.
Dans les pas de Pina Bausch qui nous a légué cette renversante image : la danseuse Clémentine Deluy, née un 21 mars, n’en finit pas de traverser la scène en robe du soir, portant ce stupéfiant sac à dos à même ses épaules nues. Comme la mousse sur la pierre, tel était le titre de l’ultime spectacle, puisé en terre chilienne et photographié par Laurent Philippe, qui a escorté la chorégraphe du Tanztheater de Wuppertal durant des années. La magie étant que celui qui a choisi d’immortaliser L’Éphémère n’est autre que le fils de l’un de nos plus grands poètes français, Ludovic Janvier.
Sophie Nauleau
L’ comme L’instant, E comme Envol, P comme Passion, H comme Humanité… C’est sur le mode d’un acrostiche que les Éditions Bruno Doucey ont conçu l’anthologie de la 24e édition du Printemps des Poètes. L’éphémère et son unique voyelle invoquée quatre fois, l’inachevé, le fugace, le passager… Sans omettre ces insectes qui ne vivent qu’un jour, l’enfance et ses changements incessants, la brièveté de la vie humaine au regard des temps géologiques, la mémoire en lutte contre l’effacement, le rêve plus insaisissable que l’oiseau, la neige qui renvoie le monde à son impermanence. Bien sûr il y a l’envers de toute chose : l’éternité et le « dur désir de durer » dont parle Éluard, la mort seule immortelle. Mais reconnaissons-le, l’éphémère est avant tout une invitation à vivre pleinement le peu de temps qui nous est donné. Ici et maintenant. Et sans attendre !
Anthologie établie par Bruno Doucey et Thierry Renard
Avant-propos de Sophie Nauleau
